L'An Mil est considéré comme l'axe central du Moyen Âge. Il détermine en quelque sorte la transition entre l'époque post-antique et le période pré-moderne. En contradiction avec les croyances populaires, l'An Mil n'est pas la Grande Peur annoncée, celle de l'arrivée de l'anté-christ. Même si du prêche de certains membres du clergé a pu résulter une certaine inquiétude, c'est uniquement les humanismes de la Renaissance, repris par les révolutionnaires anti-cléricaux qui instaurèrent ce sombre mythe. La réalité est toute autre... En France, cette période correspond au retour du véritable pouvoir royal avec l'avènement d'Hugues Capet en 987. S'en suit une réforme progressivement la féodalité et une centralisation de l'état. L'administration est réformée, les raids normands et hongrois disparaissent et la stabilité s'installe dans le pays permettant une explosion du commerce. Les échanges avec les maures se font plus étroits et les sciences musulmanes se répandent alors en Europe lors de ce que l'on nomme la "renaissance ottono-clunisienne". Ces profondes évolutions déboucheront sur l'Age d'Or du Moyen Âge au XIIe siècle.